
Chez UNIK emploi, chaque parcours est unique. Certains prennent des détours, d’autres s’écrivent dans le temps long. Tous ont un point commun : l’envie de construire un emploi durable, à la bonne place, au bon rythme. C’est ce que raconte l’histoire de Leila, accompagnée par UNIK emploi et accueillie chez SUEZ, au pôle recouvrement. Trois ans et demi de cheminement, d’apprentissage, d’adaptation. Et, au bout du parcours, une certification professionnelle, une confiance renforcée… et un CDI. Regards croisés avec Leila et Alison Billiet, du service recrutement de SUEZ.
Leila, quel est votre parcours avant votre arrivée chez SUEZ ?
Leila : Je suis esthéticienne de formation, mais j’ai eu des difficultés à décrocher un emploi dans ce domaine. Je me suis donc orientée vers un autre secteur et j’ai travaillé pendant 18 ans chez H&M. J’aimais le contact client, mais j’ai dû arrêter à cause de problèmes de dos. Rester debout longtemps n’était plus possible.J’ai alors suivi plusieurs formations, notamment sur Excel, pour me remettre à niveau et m’orienter vers un métier plus administratif, plus adapté à ma situation.J’ai alors suivi plusieurs formations, notamment sur Excel, pour me remettre à niveau et m’orienter vers un métier plus administratif, plus adapté à ma situation.
C’est Pôle emploi qui m’a dirigée vers UNIK emploi. Le fait de pouvoir passer un diplôme m’a tout de suite séduite, d’autant plus que je n’avais pas le bac. UNIK m’a proposé plusieurs entretiens en entreprise. Et quand j’ai rencontré SUEZ, j’ai su que c’était là que je voulais être.
Qu’est-ce qui vous a séduite chez SUEZ et dans le métier du recouvrement ?
Leila : Je me suis sentie bien tout de suite. L’équipe avait l’air soudée, accueillante. Et le métier m’intéressait beaucoup, même si je ne le connaissais pas du tout. J’avais tout à apprendre, de A à Z. C’était à la fois impressionnant et motivant.
Alison, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le métier de chargé de recouvrement chez SUEZ ?
Alison : C’est un métier très varié où aucune journée ne se ressemble. Notre équipe est composée de quatre personnes, réparties entre Dunkerque et Anzin, et entièrement féminine. Le recouvrement peut parfois être perçu comme un sujet sensible, presque tabou. Nous sommes le dernier maillon avant des procédures plus lourdes (avocats, huissiers, démarches judiciaires…). Mais notre rôle, c’est d’abord de trouver des solutions amiables.
Dans les Hauts-de-France, une région particulièrement touchée par la précarité, cela demande beaucoup d’adaptation. Chaque situation est différente. Nous échangeons avec des personnes qui traversent parfois des moments compliqués. C’est un métier très humain, très social. Les gens se confient, expliquent leur réalité. Et nous faisons notre possible pour éviter des procédures coûteuses et difficiles, pour tout le monde.
Leila, comment avez-vous vécu la découverte de ce métier ?
Leila : Au départ, j’avais une appréhension. Appeler des clients pour parler d’argent, ce n’est pas évident. J’avais peur du côté humain, justement. J’ai beaucoup observé mes collègues, écouté leurs appels, leur façon de s’adapter. J’ai vite compris que c’était un métier basé sur l’écoute et l’empathie. On parle à des personnes en difficulté, mais qui ont souvent envie de s’en sortir. Notre objectif, c’est de trouver des solutions. On n’est pas insensibles. Ce métier demande de sortir du cadre, d’être profondément humain. Ce n’est pas fait pour tout le monde, mais c’est très enrichissant.
Alison, quel regard portez-vous sur le parcours de Leila au sein de l’équipe ?
Alison : Dès le départ, une relation de confiance s’est installée. Leila a eu carte blanche pour découvrir toutes les facettes du recouvrement. Elle a très vite compris les enjeux, malgré la complexité de nos outils. Elle avait une vraie envie d’apprendre. Elle nous a énormément aidées. Leila a aussi participé à des conférences téléphoniques avec d’autres pôles d’agence sur des dossiers complexes à l’échelle régionale. C’était très enrichissant, sur le plan professionnel comme humain. Je l’ai toujours considérée comme un membre à part entière de l’équipe. Elle réalisait les mêmes missions que nous, à l’exception de certaines tâches réglementées. Elle a pleinement trouvé sa place.
Leila, vous êtes-vous sentie accompagnée au quotidien ?
Leila : Complètement. Je ne me suis jamais sentie « alternante ». J’étais intégrée comme une collègue à part entière. L’équipe était très soudée et il y avait beaucoup d’entraide. Je pouvais poser toutes mes questions, sans jamais avoir l’impression de déranger. L’ambiance a énormément contribué à la réussite de mon parcours.
Comment s’est déroulé le suivi avec UNIK emploi ?
Leila : Pendant mon alternance pour le bac, j’ai été très suivie. Après avoir géré l’aménagement de mon poste de travail, l’équipe d’UNIK prenait régulièrement de mes nouvelles et m’encourageait beaucoup, surtout dans les moments de doute. J’ai vraiment mis ma vie sociale entre parenthèses pour réussir, ce n’était pas toujours simple. Ensuite, lors de la certification professionnelle, les échanges étaient un peu moins fréquents, mais surtout parce que tout se passait bien. Je savais que je pouvais compter sur UNIK si besoin. Alison : De notre côté, tout a été très fluide. Nous savions que UNIK emploi serait présent en cas de difficulté. C’est sécurisant pour l’entreprise comme pour le salarié.
La certification professionnelle a-t-elle été une étape importante ?
Leila : Oui, vraiment. C’était une vraie opportunité. J’ai pu mettre en pratique tout ce que j’avais appris en alternance et continuer à monter en compétences. Tout faisait sens.
Alison : La certification redonne confiance. Certaines personnes en situation de handicap peuvent douter de leur place dans le monde du travail. Chez SUEZ, nous accueillons avec plaisir des profils aux parcours parfois complexes, dès lors que le poste le permet.
Cela crée de la valeur pour tout le monde. Des compétences solides, mais aussi de grandes qualités humaines. Une personne motivée, avec l’envie d’apprendre, a toute sa place.
Le sujet du handicap a-t-il été un frein ?
Alison : Non, pas du tout. Nous avons simplement adapté le poste de travail avec un bureau et une chaise adaptés. Leila a été très transparente dès le départ sur ses problèmes de dos. Cela n’a jamais eu d’impact sur le fonctionnement du service.
Leila : Aujourd’hui, je connais les bons gestes. Ma chaise est très confortable et m’aide à limiter les douleurs. Tout s’est fait naturellement.
Quelle est la suite pour vous ?
Leila : Aujourd’hui, je ne suis plus au pôle recouvrement. J’ai décroché un CDI au sein de l’APAHM. J’y réalise des appels sortants pour prendre des rendez-vous. J’adore le téléphone, ce poste me correspond parfaitement.
Le poste était initialement en télétravail à 100 %, mais j’avais besoin de lien social mais mon employeur m’a permis de venir trois jours par semaine sur site. Je croise encore mes anciennes collègues du recouvrement, et je me sens vraiment bien.
Alison : C’est une superbe rencontre, humaine et professionnelle. Même si Leila n’avait pas de perspective d’embauche dans notre service, voir son parcours aboutir à un CDI est une vraie victoire. Un diplôme, une certification, un emploi durable. C’est exactement le sens de notre engagement.
Leila : Merci à SUEZ et à UNIK Emploi !

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